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Vivre et travailler en Égypte

Posted by | 22 avril 2016 | Les pays voisins

Il n’y à pas que le Qatar et Dubai au Moyen-Orient pour réussir sa vie professionnelle. Tout comme on peut aller travailler en Jordanie on peut aussi choisir de travailler en Egypte, de vivre au Caire ou ailleurs dans le pays. Mais comme toujours lorsqu’il s’agit de déménager à l’étranger, l’expatriation se prépare, notamment pour le permis de travail et le visa. Même chose pour trouver un emploi sur place. Si le but est de travailler dans un hôtel à Hurghada, autant envoyer sa candidature spontanée avant de partir. Bon à savoir : il y a beaucoup d’entreprises française en Egypte. Mais peut-être avez vous dans l’idée d’y monter votre entreprise ?

Vivre en Egypte


Quand on part de Paris, le mieux est encore de prendre tous les renseignements à l’ambassade ou au consulat, surtout s’il s’agit de séjourner un petit moment sur place. Au pire, il y a le site du ministère de l’intérieur égyptien pour vous renseigner. C’est important, pour ne pas se trouver pris de court au moment d’entrer dans le pays. Attention : ceux qui veulent y travailler doivent avoir l’autorisation de le faire. Ceux qui veulent y partit en vacances auront moins de problèmes : un passeport valable six mois après la date de retour et le tour est joué. Bon, il faudra quand même y ajouter un petit visa, mais rien de méchant, mis à part son prix, d’autant plus qu’il est possible de l’avoir et de le payer (15 euros, payable dans les devises principales, ça ne va pas chercher très loin) sur place à partir du moment où on a 2 photos d’identité.

Mais dès qu’il s’agit de travailler, c’est un visa long séjour qu’il faudra (ou plutôt même un visa de résident qu’il est possible d’obtenir 1 mois après la demande). A se procurer obligatoirement avant de partir faire le grand saut, même si là encore, il est possible de faire les formalités sur place. Attention : en cas d’infraction, c’est l’amende qui vous tend les bras. Cerise sur le gâteau : il faudra faire un test HIV pour obtenir son visa. Ceux qui ont eu une vie un peu dissolue doivent donc y réfléchir à deux fois.

Travaillez en Egypte


Si c’est votre but ultime, il faudra combiner visa de résident + permis de travail. Il est toutefois possible de biaiser si on n’a qu’un visa touristique à se mettre sous la dent. La mention work is not permitted n’est donc pas sans appel. Il faut juste pouvoir prouver en cas de contrôle que son dossier est en cours.

Mais comment obtenir un permis de travail ? C’est à son patron (futur) de faire la démarche. Et comme elle est assez longue, il faut qu’il s’y prenne tôt, mais s’il a l’habitude d’embaucher des expats, il connait la musique. La liste des documents demandés est longue comme le bras : visa touristique, les diplômes, contrat de mariage si marié à une égyptienne, le test HIV (négatif) et 7 photos d’identité ! De quoi être placardé sur tous les murs du Caire…

Trouver un emploi ou un stage

La plupart des français qui travaillent et vivent en Egypte sont des salariés détachés. Mais cela ne veut pas dire que les autres n’ont pas leur chance. Il est possible de créer une entreprise en Egypte, et même d’y trouver un travail ! Toutefois, il faudra s’armer de patience, et prendre son bâton de pèlerin. Et avant de tout quitter, mieux vaut intégrer le fait que les salaires proposés sont en rapport avec le niveau de vie du pays : donc très bas… Il faut donc être préparé à gagner beaucoup moins.

Pour mettre toutes les chances de son côté, il y a des astuces. La première consiste, quand on est français, à démarcher les entreprises françaises installées sur place. On peut facilement avoir cette liste, en contactant la chambre de commerce locale. Les candidatures spontanées sont toujours une bonne idée. Si le privé vous effraie, vous pouvez toujours tenter le public. Il y a beaucoup d’administrations françaises en Egypte. Enfin, certaines associations embauchent. Pour les jeunes, le VIE est aussi une option.

Créer son entreprise en Egypte

Les entrepreneurs ne sont pas les dindons de la farce, il y en a aussi pour eux. Accessoirement, c’est aussi l’occasion de créer son propre emploi. Au niveau des statuts, c’est assez similaire à la France : SARL, SI, SAS… Reste que l’Egypte agit pour attirer les entrepreneurs, même s’ils viennent de l’étranger, et qu’à ce titre, les démarches sont plus faciles. Chambre de commerce, mission économique, associations locales, organismes égyptiens (GAFI), avocats… Il y a de quoi faire quand on recherche un conseil. Il est toutefois bon de savoir que le pays n’est pas réputé pour sa simplification administrative. La patience est donc une vertus importante en Egypte, et ce même si le temps est de l’argent.

Vivre et travailler à Hurghada : le rêve de beaucoup de jeunes


La jeunesse est très attirée par Hurghada. Les français qui choisissent d’y passer une année sabbatique sont nombreux. Mais dans ce cas, il faut savoir qu’un simple visa de tourisme n’est valable qu’un mois. Pas de panique : il est assez facile d’obtenir une prolongation, directement sur place ( de 1 trimestre à 1 an + renouvellements éventuels), avec tous les documents obligatoires dans ce genre de cas + 100 livres égyptiennes.

vivre a Hurghada

Il est certain qu’un visa résident facilite les choses. Pour l’avoir sans se prendre la tête, il y a deux options principales ; être marié avec une locale, ou bien acheter sur place. Cela ne veut pas dire que l’autorisation de travail sera donné, mais en cas de contrôle, on ne risque pas de se retrouver au poste. Pour bosser, à Hurghada comme ailleurs dans le pays, c’est le permis de travail qu’il faut. Bon à savoir pour votre patron, s’il débute dans le métier : pas plus de 5% d’étrangers dans son entreprise, c’est la règle.

S’y loger : ce n’est pas le plus difficile

Trouver un logement est assez facile à Hurghada. Quelques jours suffisent, même pour un meublé dans les quartiers qui ont la côte. Par contre, il faut oublier le bon coin. En Egypte, c’est le bouche à oreilles qui fait le marché immobilier, rien d’autre. Ceux qui ne parlent pas l’arabe devront se faire accompagner d’un « local ». Les prix de l’immobilier en Egypte (à la location) sont tout à fait attractifs. On peut facilement trouver un bel appartement pour 1800 livres égyptiennes, et un studio pour 1200. Les moins fortunés devront se rabattrent sur la colocation.

Autre solution : acheter. Par contre, il faut prendre ses précautions car quand on est un étranger, on peut toujours se faire avoir. C’est pourquoi, il est indispensable de se faire accompagner par une agence immobilière sur place, et par un avocat parlant français si vous ne parlez pas l’arabe.

Même chose s’il s’agit d’acheter une voiture. Ne parler qu’anglais avec les fonctionnaires locaux est une mission que je ne souhaite à personne. A noter : le permis de conduire international suffit pour conduire en Egypte le 1er trimestre, après il faut passer le permis local. Cela ne devrait pas poser trop de problèmes, même aux plus nuls : le code se compose de 3 questions et la pratique consiste en quelques mètres autour de plots.

Vivre au Caire


La capitale attire, et c’est normal, mais les français qui doivent s’y rendre se posent aussi beaucoup de questions sur l’éducation, les transports, les quartiers où habiter, l’économie, la monnaie locale, le niveau de vie, l’inflation, la vie quotidienne, le loyer, la sécurité, notamment pour les femmes. Car vire au Caire pour un expat n’est pas toujours une partie de plaisir. Les choses peuvent tourner en quelques jours, il faut donc être préparer au meilleur comme au pire, surtout quand on vit sur place et qu’on est pas en Egypte juste pour les vacances. La violence y est toujours possible, même s’il faut savoir raison garder. Même chose pour la circulation et la pollution qui en résulte : on n’est pas loin du cauchemar !

vivre au Caire

Toutefois, ne tirons pas sur l’ambulance. Les expatriés sont quand même de grands privilégiés. Leur niveau de vie est tout à fait acceptable, le coût de la vie étant très bas au Caire. Et puis, rien n’empêche de voyager ailleurs pour s’aérer quand on en a les moyens. Pour l’éducation sur place, il y a une école française. rassurez-vous heureux parents ! Et pour le tourisme local, il y a les stations balnéaires de la mer rouge, le désert et l’Egypte ancienne !

Et si le Caire vous donne des allergies, il y a des quartiers où vivre qui valent la peine ! Maadi a par exemple très bonne presse (au sud du Caire, repaire des expatriés locaux), même si la ville est assez cher pour le pays ( par rapport au niveau de vie moyen) et que ces embouteillages peuvent rendre fou.

Vous l’aurez compris, vivre et travailler en Egypte n’est pas une sinécure. Notre conseil : parler l’arabe facilite grandement les choses.

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