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Travailler en Nouvelle Calédonie: mines, infirmière, Fonction Publique…

Posted by | 21 mars 2017 | Travailler ailleurs dans le monde

S’expatrier, c’est parfois devoir aller très loin pour vivre ses rêves. La Nouvelle Calédonie fait partie de ces lieux méconnus, de ces terres d’aventures, où il est pourtant possible de trouver du travail. Les offres d’emplois permettent ainsi de travailler dans le nickel, dans le secteur de la santé où comme fonctionnaire.

La vie sur place


La Nouvelle Calédonie est loin de tout et de tous, posée au milieu du pacifique, à 24 heures d’avion de la France, dont elle reste très liée malgré la distance. Sa capitale, Nouméa, concentre l’essentiel de l’activité de l’île, qui ne compte que 250000 habitants. On y parle français.

L’autre grande ville, Koné, est devenue une terre d’expatriation du fait de ses mines de nickel qui embauchent beaucoup d’étrangers. C’est la ressource la plus importante de la collectivité territoriale. Beaucoup de calédoniens travaillent à son extraction.

Vivre à Koné

On ne s’y installe pas pour profiter de la vie culturelle. C’est la capitale administrative du Nord de l’île. La fameuse usine qui permet de traiter le nickel est là. Mais la région ne se limite pas à cela. Elle est la plus belle de l’île.

Autour, vous pourrez aller à la rencontre des tribus environnantes dans la brousse, parcourir les sentiers natures et découvrir l’agriculture de la région. La plage n’est pas très loin, idéale pour se détendre la week-end.

S’installer à Koné reste assez facile, du fait de son développement rapide et de son recrutement à tout va. Pour trouver un emploi en Nouvelle Calédonie sans plutôt ici qu’il faut aller. Vous trouverez sans mal à vous y loger.

Vivre à Nouméa

C’est la capitale, et à peu près la seule ville que les médias connaissent… Y déménager reste quand même assez dépaysant, et s’installer à Nouméa peut représenter un véritable choc des cultures, pas toujours facile à vivre, même après une mutation. Attention : la vie y est plus chère qu’ailleurs.

Car le paradis n’est pas le même pour tout le monde, et les gens ne ressentent pas une destination de la même façon. Toutefois, il y a certaines réalités à connaitre pour ne pas se désenchanter en arrivant.

Pas facile de tout quitter


D’abord, attendez-vous à croiser beaucoup d’expatriés venant de métropole à Nouméa. C’est une bonne et une mauvaise chose à la fois, pas terrible pour s’immerger dans la culture locale. Les différentes communautés, comme un peu partout dans le monde ont du mal à se mélanger.

Pour découvrir la culture kanak, il faudra faire l’effort de quitter les sentiers battus et de partir à sa rencontre en dehors de la capitale.

Le véritable point d’interrogation reste la situation politique du pays. Complexité et instabilité en sont les maîtres mots. Le courant indépendantiste est fort, et des référendums pour sortir de la France sont régulièrement organisés. Celui à venir en 2018 peut tout remettre en cause.


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Quel salaire faut-il avoir pour bien vivre en Nouvelle Calédonie ?

Là encore, tout dépend de vos attentes en terme de qualité de vie. Le niveau de vie n’a pas la même valeur pour tout le monde. Ce qu’il faut savoir, c’est que le salaire moyen est en dessous de celui de la métropole (alors que le coût du quotidien est multiplié par deux), et de grandes disparités existent entre les métiers.

Salaire minimum :150000 francs CFP brut (environ 1300 euros). Mais dans les faits, une grosse partie de la population gagne moitié moins.

La vie, elle, est chère si vous vous rabattez sur des produits importés. Ils sont fortement taxés, ce qui fait exploser leur prix. Sachez aussi que si vous quittez le territoire, pour un voyage par exemple, il faudra aussi payer une taxe…

Travailler dans les mines de nickel en Nouvelle Calédonie


Les mines ont constamment besoin de nouvelle main d’oeuvre. Chaque année, de nouvelles ouvrent. Autant dire que ça recrute, même sans diplôme. Il faut des bras pour faire tourner cette industrie. Des expatriés arrivent donc du monde entier. Des ouvriers, mais aussi des techniciens, qui rêvent d’exotisme.

Les sociétés minières viennent même en métropole débaucher les meilleures profils avec des conditions d’embauche attractive. Car les ingénieurs qualifiés ne courent pas les rues. Et pour les convaincre, c’est souvent l’argent qui sert de levier. A 6000 euros par mois + un logement de fonction, qui n’y réfléchie pas ? Le défi, lui, est de taille.


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Quelles sont les conditions de travail (salaire, congés …) ?

Elles sont plutôt attractives, par rapport à ce qui ce pratique ailleurs dans le monde pour les mêmes fonctions.

Le contrat d’abord. Il y a des CDD longs (2 ans) ou des CDI. En plus d’un bon salaire, très concurrentiel, les sociétés minières incluent généralement 1 aller/retour dans son pays par an, pour le travailleur et sa famille. Les billets d’avion sont des avantages non négligeables, en plus du logement et de la nourriture pendant sa journée de travail.

Les congés sont les mêmes qu’en France, soit 5 semaines. Le mieux est de pouvoir les regrouper pour retourner voir sa famille, surtout si on vient de loin.

Les autres avantages

Pour pouvoir travailler en Nouvelle Calédonie, il faut un permis. Si vous trouvez un emploi, c’est la société minière qui va s’en occuper. Mais pour attirer les candidats, elle va encore plus loin, puisqu’elle règle le coût du voyage, déménagement compris.

Les plus chanceux verront même la classe affaire ! Par contre, les meubles arriveront par cargo, donc il faudra patienter quelques semaines.

Travailler en tant qu’infirmière



On a l’habitude de dire que quand on est infirmière, aide-soignante ou médecin généraliste on peut travailler dans le monde entier. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas toujours évident de trouver un poste à 17000 kilomètres de chez soi, surtout quand on est un ou une «Z’oreille» ! (Nom donné aux métropolitains). Sachez qu’on peut de moins en moins postuler directement depuis la métropole, les postes de détachement étant rares.

N’oubliez pas que les locaux sont prioritaire, et qu’il y a déjà une école d’infirmière sur le territoire. Les expatriées qui ont le plus de chance de trouver un emploi sur place sont les infirmières spécialisées, et avec de l’expérience. C’est idéal pour pouvoir s’installer en libérale.

Travailler dans la santé en Nouvelle Calédonie

Les hôpitaux sont pour la plupart concentrés à Nouméa. On en compte 7 publics, auxquels viennent s’ajouter 3 cliniques privées, des maisons de retraite, des instituts pour les autistes et les handicapés. Pour les plus aventureux, des dispensaires de brousse sont répartis dans toute l’île.

Pour trouver un poste, deux solutions. Vous pouvez faire votre recherche à distance, mais la plupart des offres d’emploi ne sont pas en ligne, ou bien tenter votre chance directement sur place. C’est plutôt comme cela que ça fonctionne là-bas. Et puis, les besoins sont immédiats. Entendre dire que vous pouvez arriver dans 3 mois ne satisfera personne.

Astuce

Dès que vous arrivez en Nouvelle-Calédonie, prenez votre téléphone portable local pour être joint facilement. Pensez quand  même à partir avec un peu d’économie, pour vous laisser quelques semaines pour trouver.

Si vous n’êtes pas calédoniens, sachez toutefois que la préférence est donné aux locaux. Les postes qui nécessitent une certaines qualification sont donc plus accessibles pour les expatriés.

Contrat et salaire

Les premiers contrats pour les expatriés ne sont généralement pas des CDI. Ce sont des CDD de 6 mois ou d’un an, qui peuvent être renouvelés.

Les infirmières qui postulent ont besoin d’un extrait de casier judiciaire de moins de 3 mois (on le demande sur Internent c’est très simple, faites le avant de partir) et de leur diplôme. Emportez le donc dans votre valise. En nouvelle Calédonie, les infirmière doivent s’enregistrer auprès de la DASS locale, formalité simple et rapide.

Une infirmière à Nouméa va gagner environ 2600 euros brut, soit le double du salaire moyen. Cela permettra de vivre correctement (à condition de ne pas passer ses journées à consommer des produits importés), mais pas comme un millionnaire !

Les conditions de travail

Travailler en Nouvelle Calédonie, ça ressemble aux conditions qu’il est possible de trouver en France, mais il y a quand même quelques différences. D’abord, le rythme est plus tranquille. Les calédoniens au travail sont cool, qu’on se le dise ! Ce n’est pas vraiment une mauvaise nouvelle pour qui cherche à quitter le rythme effréné de la métropole.

Par contre, ici, ce sont les 39 heures qui sont appliqués, pas les 35h. Les congés, eux, restent les mêmes.

Comme infirmière, attendez-vous à travailler constamment avec de nouvelles personnes, car les expatriés, qui ont des contrats courts tournent beaucoup. En contrepartie, la moyenne d’âge dans les services est assez jeune.

Trouver du travail sur place

Comme on ne peut plus faire grand chose à des milliers de kilomètres de distance et qu’on ne peut plus compter sur le détachement territoriale, il faudra prendre votre bâton de pèlerin une fois sur place. Le jeu consiste à aller rencontrer les DRH et les cadres de service.

Armez vous de patience : cela peut prendre plusieurs semaines avant qu’on vous rappelle et qu’un poste se libère. Difficile de donner des délais quant à l’obtention d’un poste. Vous pouvez avoir de la chance… Ou non !

Une demande forte pour des médecins et du personnel de santé

Cela reste quand même le point positif. C’est un secteur ou si on patiente un peu, on fini toujours par trouver du travail. Les dispensaires recherchent toujours des médecins par exemple. Si vous voulez une expérience en brousse pour vous forger le caractère, la Nouvelle-Calédonie est faite pour vous !

Sachez que si vous êtes médecin remplaçant, on vous fournira gratuitement un logement meublé. Pour les titulaires, il faudra payer (4% du salaire). Les vols internes sont pris en charge tout comme le déménagement. A partir d’un an de contrat, on vous offrira le vol de Paris à Nouméa.

Enseigner: les postes de l’éducation nationale


Les enseignants qui sont mobiles vont avoir la possibilité de voir du pays. C’est valable pour la Nouvelle-Calédonie, mais aussi pour Wallis et Futuna, Tahiti et ses îles et Saint-Pierre et Miquelon.

Pour candidater, il faut enseigner dans le second degré. Pour le premier degré, seuls les enseignants possédant le CAEAA/CAFIMF, le CAEI/CAPSAIS, ou le diplôme de psychologie scolaire sont concernés.

Bon à savoir : la rentrée scolaire ne se fait pas en septembre en Nouvelle Calédonie, mais en février. Les affectations sont de deux ans.


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La Fonction Publique recrute

Bonne nouvelle. Par concours, mais pas seulement. C’est une source d’emploi importante sur le territoire, notamment dans les nouvelles technologies, l’éducation et l’environnement.

Pour en savoir plus, nous vous recommandons de vous rendre sur le site web de la Direction des Ressources Humaines de la Fonction Publique de Nouvelle-Calédonie.

A savoir avant de vous installer

Un expatrié bien informé en vaut deux. Seuls les postes qui ne peuvent être occupés localement du fait de leur technicité sont ouverts aux non résidents. Pour les autres, il faut habiter déjà depuis quelques temps sur le territoire.

Pour conclure, s’installer en Nouvelle-Calédonie, même à moyen terme n’est pas quelque chose de facile, ni d’évident. Pour les européens, le choc des cultures peut être important, et il faut y aller avec ce désir de vivre quelque chose de différent, et de fort aussi. Pour l’emploi, même à l’heure d’Internet, c’est sur place que les choses se décanteront. Mais tout le monde n’est pas capable de faire le grand saut sans savoir où atterrir !

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