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Travailler en Turquie : offres d’emploi, visas, salaires, entreprises françaises…

Posted by | 25 mai 2016 | Les pays voisins

Quand on songe à immigrer pour des raisons économiques ou professionnelles, on ne pense pas toujours à la Turquie. Pourtant ce grand pays, qui a failli il n’y a pas si longtemps entrer dans l’Europe à quelques arguments à mettre en avant pour un expat. Travailler en Turquie pour un français n’est pas quelque chose d’impossible, loin de là, mais il faut savoir qu’on n’a pas pas les mêmes chances de décrocher un emploi de rêve avec un BTS, une licence ou un Master. Si vous êtes sans diplôme, ce n’est pas une bonne idée non plus. Enfin, sachez que l’expatriation est plus difficile pour un tunisien, un marocain ou un algérien. Dans tous les cas, le Consulat Français d’Istanbul peut vous renseigner.

Comment obtenir un permis de travail en Turquie ?


C’est la base à connaître avant de partir travailler à Istanbul. Mais celui-ci n’est pas le même selon les besoins. Avoir un job pour trois mois et partir vivre sur place ou s’installer pour plusieurs années n’est pas la même chose.

Version courte

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un permis de séjour en bonne et due forme avant d’y aller. Une fois sur place on a 30 jours pour cela, mais on ne peut pas travailler sans. Il faut se rendre à la préfecture de police (ou l’équivalent) pour obtenir son permis de travail. Si vous ne voulez prendre aucuns risques, vous pouvez aussi vous rendre au consulat turque en France.

Celui-ci est obligatoire, ne peut se conformer à la règle est dangereux. Lorsqu’il est délivré, c’est pour un an, mais il est pet être prorogé jusqu’à 3 ans, à condition de rester au même poste. A noter : l’obtention d’un permis valable pendre prendre 3 mois, donc patience si les choses tardent un peu. Attention : si vous êtes un ingénieur ou un architecte, des avis supplémentaires sont requis avant la délivrance.

La version longue

Là, il s’agit du permis illimité. Il y  plusieurs façons de l’obtenir. La première est d’y habiter depuis 8 ans (en continu) ou bien d’y avoir déjà exercé un métier pendant au moins 6 ans. Pour qui veut se lancer en indépendant, c’est 5 ans de résidence. Si vous rencontrez l’amour en Turquie, le mariage peut aussi une solution.

Mais il y en des cas où on peut vous dire non, comme dans tous les pays souverains. Et cela a plus de chances d’arriver dans les grosses périodes où le chômage augmente. Mais un recours est toujours possible. Condition sine qua none : avoir un permis de séjour valable avant toute demande.

Le permis de résidence : comment l’obtenir ?

C’est un visa de longue durée pour les étrangers, à demander après ces fameux 8 ans, en envoyant tout un tas de documents à l’immigration, dont la copie du passeport. Mais il faut aussi prouver que l’on a les moyens de vivre en Turquie sans les aides sociales. Important : il faut s’assurer d’avoir souscrit une assurance médicale avant de faire sa demande.

Créer son entreprise en Turquie


Pour une entreprise française, ce pays peut être un eldorado, à condition de bien savoir si prendre et de faire les choses dans les règles. Et elle sont nombreuses à aller y tenter leur chance, notamment pour toucher l’Asie et le Moyen-Orient. Le fait qu’elle soit presque européenne joue aussi pour beaucoup.

Pour un entrepreneur, la Turquie présente l’avantage d’être un pays développé, mais avec des salaires beaucoup plus bas qu’en Europe de l’Ouest et des conditions de travail moins strictes pour l’employeur alors que les travailleurs sont bien diplômés. La législation turque permet à un étranger d’y monter sa boîte assez facilement avec les avantages fiscaux qui vont avec.

travailler en Turquie

Du côté des formalités administratives, une seule journée peut suffire pour être immatriculée. Vous avez dit rapide ? Car les démarches ne sont pas trop compliquées à mettre en place même s’il faut quand même prendre un notaire pour s’assurer de ne pas faire d’impairs.

Des cabinets aident les entreprises françaises à s’installer sur place

Car même si on est débrouillard, on petit coup de pouce est toujours le bienvenu. La bureaucratie peut parfois freiner les initiatives, même si en la matière, d’importants progrès ont été faits, notamment pour mettre sur un pied d’égalité les investisseurs turc avec les entrepreneurs étrangers. Mais pour partir du bon pied, il faut faire une étude de marché qualitative. Vous pouvez d’ailleurs vous rapprocher de la chambre de commerce franco-turque pour trouver le bon interlocuteur.

Travailler en Turquie : les choses à savoir


Avant de se lancer avec avidité dans les petites annonces turques pour trouver son bonheur, il faut quand même comprendre comment marche le monde du travail dans ce pays. Comme chez nous, il existe des CDD et des CDI, à temps plein ou à temps partiel. Attention : les contrats de travail de moins d’un an peuvent être très simples. Si période d’essai il y a, elle ne doit pas durer plus de 2 semaines. Pour la clause éventuelle de non concurrence, il faut qu’elle soit juste et qu’elle ne concerne pas tout le territoire turc.

trouver du travail en Turquie

Au niveau du temps de travail, il faut se préparer à travailler un peu plus qu’en France : 45h par semaine. Vous aurez aussi le droit à des vacances, mais celles-ci sont en rapport avec votre ancienneté : moins de 5 ans, 2 semaines. Pour avoir 1 mois de vacances par an, il faudra attendre avoir 15 ans d’ancienneté. Quand à la grève pour obtenir de meilleures conditions, elle est très réglementée et difficile à mettre en oeuvre. Et oui. Nos voisins doivent quand même regarder la France avec un oeil intrigué.

Les salaires

Le SMIC est à moins de 300 euros, ça vous donne une idée de combien il est possible de gagner. Après, tout est une histoire de négociation sur place, et si on a vraiment besoin de vous, on sera y mettre les moyens. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que les salaires en Turquie sont les plus attractifs au monde pour les cadres par rapport au cout de la vie (tout comme en Inde). Car les prix de consommations sont très bas, sauf à Istanbul où ils ont tendance à grimper beaucoup plus vite que les salaires ! Cette inflation galopante fait d’ailleurs qu’ils sont parfois indexés dessus. Trouver un job dans un hôtel à Antalya par exemple peut être vraiment intéressant, car même si on ne gagne pas beaucoup, on ne dépensera presque rien sur place.

Les grandes entreprises françaises installées en Turquie

Si vous cherchez un job dans le pays, vous pouvez commencez par là, car elles embauchent forcément, et certaines même sans parler turc. Pour travailler dans l’hôtellerie en Turquie, le groupe Accor est bien implanté. Vous pouvez aussi choisir de postuler dans la grande distribution, avec Carrefour. Les usines automobiles recrutent sur place : Citroen, Peugeot, Renault. Dans les transports : Air France. Dans le pétrole : Total. Dans les nouvelles technologies ou dans l’informatique : Alcatel. Dans les assurances : Axa. Dans le luxe : L’oréal. Dans le BTP : Lafarge.

Les plus grandes banques en Turquie. C’est aussi un secteur qui recrute. Par ordre alphabétique : Akbank, Bank Asya, Citi, Denisbank, Finansbank, HBC, TEB…

Si vous avez des problèmes sur place, n’oubliez pas que vous avez l’ambassade de France à Istanbul. Enfin, si vous ne parlez pas la langue, apprendre le turc est un bon début pour une intégration réussie dans le pays.

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