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Travailler dans la sécurité en Irak : un eldorado pour les professionnels français ?

Posted by | 27 août 2015 | Les pays voisins

Le marché de la sécurité est en plein essor en Irak, et les troubles en augmentation constante sur son territoire et dans les pays voisins ne vont pas changer la donne, bien au contraire. Les offres d’emploi pour devenir agent de sécurité à Bagdad se multiplient et un mercenaire français en Irak peut faire beaucoup d’argent. Reste que pour s’engager dans cette voie auprès d’une Société Militaire Privée (SMP) il faut être une sacrée tête brulée, vivre à Bagdad n’ayant rien à voir avec la Suisse, la capitale étant dernier au classement des villes où il fait bon vivre, mais cela étonne-t-il quelqu’un ?

Trouver un emploi en Irak


Le départ récent des américains a laisser de la place dans le marché de la sécurité de qualité. En effet, il ne suffit pas d’avoir été vigile dans un centre commercial pour postuler. Des sociétés de sécurité privées françaises décrochent de plus en plus de gros contrats, notamment pour protéger les hommes politiques, les infrastructures (comme les aéroports) et les institutions du pays. Et quand les industriels viennent signer de gros contrats, ils ont besoin que des gros bras leur collent aux basques. Ils déboursent des milliers de dollars par jour pour éviter le pire.

Mais ici, ce n’est pas la chance aux petits voleurs de supermarché. On est là pour éviter des attentats. Le coté ultra dangereux du métier fait qu’on y gagnera très bien sa vie, et les anciens légionnaires sont par exemple nombreux à y venir tenter leur chance. Ceux qui savent parler anglais ont une longueur d’avance sur les autres.

Devenir mercenaire

Le terme est un peu péjoratif, le mercenaire ayant été popularisé par des romans de gare, avec cette légende qu’il s’offre au plus offrant. Le profil d’un mercenaire ? Un ancien para, Bod Denard ayant fait des émules, mais tout le monde ne peut pas devenir le sultan blanc des Comorres. Mais les français qui ont bourlingués de la sorte de part le monde intéressent fortement les recruteurs, qui se « battent » presque pour dénicher les perles rares. Mais lorsque celles-ci s’engagent, c’est pour risquer leur vie au quotidien. Dur métier.

La prime de risque

C’est pour elle (et aussi pour le goût de l’aventure) qu’on vient s’engager dans la sécurité en Irak. L’argent reste un moteur puissant face au risque de voir sa vie écourtée devant une voiture piégée. Ici on ne parle pas de sécurité de l’emploi mais de sécurité tout court, et rentrer en France avec ses deux jambes n’est pas gagné d’avance. Mais ce sont des jobs qui rapportent beaucoup, et les expatriés qui s’y risquent peuvent avoir l’impression d’avoir gagné au loto tous les jours (5 numéros, pas plus). En plus des salaires très élevés, les expatriés peuvent toucher une prime d’incitation (10% du salaire) et une prime de risque (jusqu’à 50% en plus). A chacun de voir en son âme et conscience si le jeu en vaut la chandelle.

Où postuler ?


Prenons l’exemple de Gallice Security. C’est une société de sécurité française travaillant en Irak depuis 2010, qui commence donc à connaître très bien le pays, condition sine qua none pour pouvoir y réussir. Le gouvernement fait confiance à ses dirigeants, elle décroche donc de beaux contrats. On peut déposer sa candidature directement sur son site internet.

agent de securité irak

Vous voulez travailler comme agent de sécurité en Irak ? C’est à vos risques et périls. En plus des risques pour sa vie, on se retrouve dans un pays sans infrastructures, violent, avec des problèmes récurants d’eau potable et d’électricité. On est loin de la ville ventée par les poètes au siècle dernier… 

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