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Travailler en Malaisie : visa, salaires, stage, vie à Kuala Lumpur…

Posted by | 30 août 2016 | Les pays voisins

Certains pays d’Asie ont le vent en poupe, et cumulent les avantages : c’est notamment le cas de la Malaisie. les expats français y sont de plus en plus nombreux, et pour un algérien ou un marocain, il y a de bonnes opportunités. On peut ainsi y ouvrir une commerce comme par exemple une boulangerie-pâtisserie à Kuala Lumpur, trouver un stage, ou répondre aux offres d’emploi pour les français, dans un hôtel ou un restaurant. Mais avant d’aller vivre à Kuala Lumpur, il est important de bien connaitre les conditions. Ainsi, sans visa, il reste compliqué de trouver un emploi en Malaisie.

Comment trouver un emploi ?


Il ne suffit pas de s’amouracher d’un pays pour réussir à y travailler, et les vacances n’ont rien à voir avec le monde de l’entreprise. Toutefois, comme d’autres voisins asiatiques, la Malaisie ne connait pas les affres du chômage, et il y a de quoi faire pour tout le monde sur place.

Les entreprises locales et internationales peinent pour trouver le bon profil quand il s’agit de recruter une personne avec un diplôme ou une formation, et elles doivent offrir de bonnes conditions car il y a de la concurrence ailleurs. Cela veut dire que les salaires augmentent très vite.

L’accueil des étrangers

Les étrangers ont bonne presse en Malaisie du côté des patrons qui y voit une occasion de faire profiter leurs salariés locaux de cet apport d’ailleurs et de l’émulation que cela peut procurer. Par contre, attendez-vous à être embaucher avec un contrat local, et à laisser vos habitudes au vestiaire. 0n travaille plus de 40 heures par semaine, pour un salaire moindre qu’en Europe, mais plus important qu’en Afrique. Le salaire moyen en Malaisie pour un diplômé étranger est entre 5000 (1250 euros) et 25000 RM.

Mettre toutes les chances de son côté

En Malaisie comme ailleurs, les hommes ont un peu plus de chances que les femmes de trouver un emploi, surtout s’ils ont de l’expérience et une qualification particulière. Par contre, ne rêvez pas : trouver un poste depuis son canapé en surfant sur le net est vraiment compliqué.

C’est sur place que les choses peuvent se décanter, mais il faut avoir les moyens financiers de supporter plusieurs semaines de refus avant de décrocher le jackpot. Comme partout ailleurs dans le monde, c’est le réseau qui peut faire la différence.

Bon à savoir : certaines entreprises ont un permis de travailler, d’autres non. Autant dire qu’il faut se concentrer sur les premières. Pour rétrécir encore la recherche, il faut cibler celles qui ont déjà embauchées des étrangers.

Les règles (temps de travail, couverture sociale…)


Il est important de les évoquer histoire de savoir où vous allez mettre les pieds. Mais pas de panique, la réglementation n’a rien d’extraordinaire et beaucoup de pays ont même des conditions de travail à lui envier, même si pour le moment, une semaine de boulot fait 48 heures avec 8 heures par jour : on travaille donc 6 jours sur 7, à moins d’avoir un contrat de travail mitonné aux petits oignons pour un expatrié.

Le dimanche on souffle, on fait la grasse matinée et on profite du charme et des attraits de Kuala Lumpur. Par contre, il y a beaucoup de jours fériés, qui sont autant d’occasions de rester tranquille à la maison pendant qu’on est payé, que l’on soit en CDI ou en CDD.

travailler en Malaisie

L’assurance maladie

La couverture sociale est très succincte, même si on cotise pour sa retraite… Toutefois, entre le patron et le salarié, les cotisations n’excédent pas 2% du salaire. Par contre, les impôts sont directement prélevés chaque mois sur la fiche de pays. Notre conseil si vous gagnez bien votre vie : prendre une assurance maladie privée. C’est cher, mais en cas de pépins, on bénit le ciel d’y avoir pensé.

Le visa de travail

Sans lui, pas de job. C’est un peu le « sésame ouvre toi » malaysien. Car pour avoir le droit de travailler dans ce beau pays exotique, il faut avoir bien au chaud dans sa poche« l’Employment pass ». Ce petit papier, qui ne paye pas de mine d’ailleurs s’apparente à un permis de travail, et il est obligatoire.

C’est l’entreprise qui va vous embaucher qui va faire les démarches que vous l’obteniez le plus rapidement possible. Ce n’est donc pas à vous d’aller perdre de longues heures dans les files d’attentes des administrations de services de l’immigration, qui sont bondés de part le monde.

Comment l’avoir ?

Mais tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne en ce qui concerne son obtention. En effet, il peut s’écouler de 30 à 90 jours. Ce qui va justifier cette différence de temps, ce n’est pas la couleur de vos yeux mais plutôt la nature du poste et la taille de l’entreprise qui fait la demande. Une fois obtenu, le précieux sésame est valable pour 2 ans, de quoi avoir le temps de souffler.

Important : il y aussi une condition d’âge à remplir ; il faut avoir 27 ans ou plus. Dommage pour les petits jeunes, mais des dérogations existent. L’administration locale va également s’attacher à regarder le salaire avant de donner son accord. Il faudra gagner au moins 5000 RM, le but étant de laisser les boulots mal payés aux locaux qui en ont besoin pour vivre.

Des règles particulières existent pour démarrer une entreprise, mais nous évoquerons cela un peu plus tard.

Le salaire moyen en Malaisie


C’est le nerf de la guerre, et bien souvent il est à l’origine d’un désir de s’expatrier, ou non. Tout dépend d’où on vient, et combien on gagne dans son pays d’origine.Ce qu’il faut commencer par savoir, c’est que le revenu par habitant en Malaisie ne fait qu’augmenter, t peu de pays peuvent se prévaloir d’avoir cette courbe ascendante. L’augmentation est plus importante que la moyenne mondiale et que celle que connait l’Asie toute entière.

salaire malaisie

Ainsi, le salaire moyen par habitant est très proche des 10000 dollars (il se situe au niveau de la moyenne mondiale). Bien sur, tout le monde ne gagne pas cette somme, malheureusement. Mais pour ceux qui touchent dix milles ou plus, ça commence à peser, surtout quand on connait la faiblesse du coût de la vie une fois sur place. Le budget pour un expat y est largement moins important qu’en Europe, même pour un quotidien où on ne manque de rien.

Le salaire minimum : à éviter

On ne doit pas s’expatrier en Malaisie pour y toucher le salaire minimum et y vivre pauvrement. Aller travailler dans un autre pays que le sien doit être une occasion de s’enrichir, pas le contraire. Car le coût de la vie et les taxes augmentent, comme dans tous les pays asiatiques émergeants d’ailleurs. Les petits salaires, eux, augmentent peu, voir jamais.

De toute façon, il n’y a pas de réel salaire minimum en Malaisie, même s’il est d’usage de gagner au moins 300 euros par mois, même pour les tâches qui ne requièrent pas de qualification particulière. C’est généralement le salaire d’un ouvrier dans le pays. Mais les entreprises françaises sont quand même réputées pour payer bien mieux que cela : elles ont une réputation sociale à défendre, non ?

Vivre à Kuala Lumpur (KL)


De quoi sera fait son quotidien dans la capitale malaysienne ? On peut choisir l’aventure et la surprise de la découverte, mais mieux vaut quand même être au fait de ce qui va nous y attendre. Avoir envie de partir à l’étranger d’accord, mais pas dans n’importe qu’elles conditions. Car Kuala Lumpur est une capitale qui détonne. Elle est moderne, et symbolisée  par ses tours Petronas, immenses buildings que c’est approprié dans ses films le cinéma hollywoodien.

Bizarrement, malgré sa taille, il y a moins d’habitants qu’à Paris. Les malais (c’est ainsi qu’il faut les appeler) sont moins de 2 millions. Et tout ce petit monde a pour habitude, s’il en a les moyens de profiter de la vie. Cela veut dire faire du shopping dans les centres commerciaux de la ville, et s’amuser dans les nombreux bars à l’architecture démentielle. Le nec plus ultra restant les toits terrasses avec piscine.

vivre à Kuala lumpur

Bien sur, pour ces plaisirs qui n’ont rien de simples, il faut s’attendre à payer des prix qui n’ont rien de locaux. Toutefois, cinq cents euros par mois peuvent suffirent pour y vivre très correctement. Le résultat est donc qu’on peut manger au restaurant tous les jours, midi et soir. Un menu à 2 euros, vous en rêviez ? Et bien ce genre d’échoppe, il y en a plein dans les rues de Kuala Lumpur. Et les plats, même au marché où la street food est reine sont succulents.

Les mauvaises choses

Il n’y a pas que de bons côtés, malheureusement. D’abord la langue. Quand on ne vient pas d’un pays asiatique, apprendre le malais est une punition. Le problème, c’est que l’habitant lambda, lui, ne parle pas anglais. Pour se faire comprendre, il faudra savoir jouer de ses mains. De la même façon, ceux qui aiment la nature et la rosée du matin risquent d’être fortement déçus. Il n’y a que des immeubles, plutôt moches dans l’ensemble. La ville présente ainsi plus de charme la nuit que le jour, avec ses néons qui clignotent.

Mais la principale difficulté, ce sont les transports en communs anarchiques, bondés et insupportables quand ils existent. Pour se déplacer, on peut aussi marcher, mais là, c’est la pollution qui va faire son oeuvre, à condition de trouver un trottoir en état. Les chanceux qui ont une voiture doivent se préparer à passer une bonne partie de leur journée dans les embouteillages. La solution : habiter à quelques pas de son boulot, quitte à payer un loyer plus cher.

En définitive, c’est à chacun de se faire sa propre idée de la ville, sachant qu’une expatriation réussie ne passera que par le plaisir d’y vivre. Dans le cas contraire, l’expérience laissera sans doute un goût amère.

Une ville où il fait bon vivre ?

Les journalistes adorent les comparer les une aux autres, et la capitale de la Malaisie n’échappe pas à la règle. Ce n’est pas une surprise, elle n’est pas la plus agréable à vivre d’Asie. C’est Singapour qui décroche la palme, mais Kuala Lumpur n’est pas si mal placée que cela dans le classement. Elle arrive par exemple très loin devant Bangkok ou Phnom Penh et devance Manille.

Les critères de classement sont :

  • Les infrastructures, et en particulier les routes et les transports.
  • La liberté (presse, de penser, de vivre).
  • La pollution (ou plutôt son absence dans la mesure du possible).
  • Les équipements pour la santé.
  • Le taux de chômage.
  • Les endroits où s’amuser et se cultiver.
  • Les écoles et les universités.
  • Les facilités pour se loger pas cher.

Faire son stage en Malaisie


Trouver un stage est mois difficile que de trouver un emploi bien payé, mais il y a quand même des règles à respecter. Pour le jeune qui va partir dans ce pays, c’est l’occasion de profiter pleinement d’une autre culture que la sienne, et d’apprendre d’autres méthodes de travail.

Il y a beaucoup d’entreprises sur place pour faire sa demande, quelle que soit la durée prévue. Après, il faudra choisir entre une société locale ou une multinationale. Tout dépendra des projets futurs. Si vois séchez, ou que vous tardez à trouver la bonne, il est bon de s’entourer de conseils en passant par exemple par une association d’étudiants. Cela évitera d’envoyer des tonnes de candidatures spontanées pour rien, d’autant plus qu’il faut adapter sa lettre de motivation à chaque entreprise, et que cela prend donc beaucoup de temps.

Au niveau des formalités administratives requises, il faut un document qui autorise l’entrée du stagiaire en Malaisie. Celui-ci est demandé par l’employeur auprès de son service d’immigration.

Créer son entreprise


Il y a une énergie dans tous ces pays asiatiques qui donnent forcément l’envie d’en profiter, au contraire de la vieille Europe qui se traîne. Mais n’oublions pas que le pays est loin, et qu’il ne faut donc pas faire n’importe quoi.

Le mieux, pour celui qui a déjà une activité ailleurs reste de commencer par ouvrir un simple bureau de représentation, à condition de ne pas commencer à mener des affaires sur place ni à gagner de l’argent. Cela permettra de limiter les coûts et de prendre son temps pour étudier les meilleures opportunités et surtout le marché.

La seconde étape va donc être d’ouvrir sa société. 2 formules : la BHD ou la SDN BHD (proche de la SARL française : pas besoin d’un capital minimum). Par contre, pas d’entreprise individuelle possible pour les étrangers, à moins de se lancer dans un Partnership risqué car on est solidaire des dettes.

créer son entreprise en Malaisie

Les obligations légales

  1. Tenir sa comptabilité.
  2. Vivre en Malaisie pour au moins 2 des associés administrateurs.
  3. Avoir un cabinet d’audit.

Pour l’enregistrement et les autres formalités, il est recommandé de passer par un cabinet d’avocat spécialisé sur place. Ca coûte un peu d’argent mais on évite aussi les erreurs.

La Malaisie : un point d’entrée pour les entreprises françaises en Asie

C’est vrai qu’on n’en parle pas beaucoup mais comme souvent, les choses qui fonctionnent bien ne sont pas criées sur tous les toits. Démarrer son business par la Malaisie, les Philippines ou l’Indonésie, c’est l’occasion ensuite de s’implanter ailleurs en Asie et de toucher une clientèle très large. Car pour les entreprises qui s’y implantent, il y a de gros avantages fiscaux dans certaines zones du pays.

Les grosses entreprises françaises qui investissent en Malaisie :

  • Lafarge.
  • Peugeot.
  • Technip.
  • GDF Suez.
  • Griset.
  • Joubert.

Et si l’envie de vous expatrier vous prend, si vous voulez aller voir ailleurs ce qui s’y passe et tenter votre chance, il y a d’autres pays musulmans, notamment dans le Golf. A lire aussi :

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